31 janvier 2007
L'école à la maison
HEdNI, pour Home Education in Northern Ireland, est un groupe de "home-educators" établis en Irlande du Nord. Ce groupe a été en 2004. Qui sont les "home-educators" ? Ce sont les parents, qui décident de prendre en charge l'instruction de leurs enfants, à la maison. Quoi ? Comment ? Et l'école dans tout ça ? Apparemment, la loi est assez souple concernant le lieu et les moyens d'apporter un enseignement à un enfant : elle dit, en fait, que tout parent d'un enfant en âge d'être scolarisé, doit lui procurer l'éducation et les bases nécessaires en fonction de son âge, par le moyen de l'école ou autrement.
Sur le site de ce groupe de parents-profs, une fort intéressante FAQ. A la question, "comment faire pour enseigner une matière que je ne maîtrise pas ?", le groupe répond que la plupart des "home-educators" apprennent avec leur enfant, que les bibliothèques débordent de bouquins, les musées de traces de l'Histoire, et que, zut, Papi doit bien savoir dessiner une carte quand même ! Pour le groupe, l'école à la maison n'est pas un souci pour passer des examens, ou aller à la fac. Au contraire, les universités américaines recruteraient même avec bonheur ces chérubins au parcours différent. Quant à la question de socialisation (je vous ai entendu la poser, petits Français), et bien, le groupe prêtant que les élèves home-made sont plus prompts à lier amitié avec des personnes d'âges et d'origines différents, et ont toute l'énergie nécessaire pour les activités extra-scolaires où ils rencontrent encore des tas de gens, au lieu de se crever le c... à faire leur devoir à la maison.
Cet article semble s'éloigner du sujet de mon blog. Je le reconnais, c'est le cas, mais c'est l'occasion de souligner que le fait d'apprendre chez soi n'est pas absent de la culture nord-irlandaise, puisque les parents semblent prêts à prendre en charge autant l'éducation de leurs enfants que la leur, via une formation à distance. Cela tient-il au fait que la culture anglosaxonne repose sur une société de l'individu plutôt que du collectif, une société prônant le développement personnel et le profit. Rien de négatif là dedans, la question du culturel joue sans doute un rôle important dans le succès du e-learning dans les pays anglo-saxons.
Y'a d'la concurrence !
Je me suis prêté au petit test facile et bête consistant à soumettre au moteur de recherche Yahoo UK la demande suivante : "home learning northern ireland". Test bête mais qui me met la puce à l'oreille : plus de 4 millions de pages et sites me sont proposés. Y'a d'la concurrence ! Bien sûr, ces résultats méritent le tri que demande toute recherche dans un moteur du même nom sur Internet (avant la révolution du web sémantique ?). Mais tout de même. Sans entrer dans le détail des résultats de ma recherche (ce sera l'objet d'un prochain article), je voudrais simplement souligner le fait que le marché du e-learning paraît dynamique et développé, en Irlande du Nord comme dans le reste du Royaume-Uni, de l'Irlande, des Etats-Unis et du Canada.
La visite d'un seul de ces sites, celui de DCA Home Learning (www.dcalearn.co.uk), permet de réaliser à quel point chaque compagnie vendeuse de e-learning ou home learning (ça fait moins peur comme terme, non ?) cherche à agrandir son carnet de clients et à écraser la concurrence. Le groupe DCA aurait ainsi formé plus de 700 000 étudiants, dans le monde entier. Et pour toucher sa clientèle potentielle, quoi de mieux que la publicité directe (et intempestive) ? Quoi de mieux que ce petit dépliant rosé que je trouve dans mon magazine de gossips favori, Reveal, entre une page sur les relations tendues entre Brad (Pitt) et Ange(lina Jolie) et une page sur les tenues de soirée de Paris Hilton ? Sur ce dépliant, je découvre - après avoir fini mon article, rassurez-vous, j'avais trop peur que Brad et Ange se séparent - que le DCA Home Learning s'adresse à moi, femme pressée, jonglant avec le ménage, les courses, les enfants, le sport, le travail... Heureusement, DCA est là. Je vais pouvoir donner un coup de fouet à ma carrière qui part à l'eau et gagner plus gros. Deux des cours proposés parmi 80 autres sont en effet diplomant et reconnus par les organismes d'Etat, en Business. Il paraît qu'avec un tel diplôme en poche, je peux doubler mon salaire, au minimum.
Je suis convaincue, j'achète, c'est où qu'on signe, on peut payer en plusieurs mensualités, super, merci ! Après ces efforts, un peu de repos avec mon magazine préféré, Closer. Zut ! Voilà que Easy Home Learning me fait les yeux doux et assure pouvoir me permettre de réaliser la carrière dont je rêve... Aïe !
(Lgd : Une concurrence moins virtuelle à Dublin)
24 janvier 2007
L'école à l'heure informatique
Pour mon mémoire, je me rends deux fois par semaine dans une High School de filles. Pendant une heure, j'observe une classe où sont mêlées Irlandaises et Polonaises. C'est l'objet de mon mémoire, pas de cet article. Non. Ce que je veux rapporter ici, c'est ce qu'il m'a été donné d'observer hier matin. Par groupe de cinq, les élèves sont allées travailler en autonomie pendant une vingtaine de minutes sur des ordinateurs. Elles ont ainsi révisé leurs connaissances en maths et en anglais à l'aide de jeux et d'exercices mis sur une plate-forme. Librement, elles naviguaient d'un cours à l'autre, divisant 2 par 1 (authentique, elles ont 13 ans), multipliant 6 par 63 à l'aide d'une calculette disponible dans la trousse à outils de la plate-forme, recopiant des mots, transformant des adjectifs en adverbes.
Équipées de casque, elles pouvaient multiplier les écoutes des nouvelles expressions proposées. J'ai noté que cette forme d'apprentissage convenait aux Polonaises dont la maîtrise de l'anglais se limite à quelques mois passés en Irlande du Nord. Peut-être plus à l'aise que dans le dispositif de la classe, travaillant à leur rythme, ayant sous les yeux les instructions, elles semblaient plus à l'aise et efficaces que certaines Irlandaises. En particulier en maths. Si les établissements scolaires accueillant des étrangers non anglophones ne savent pas exactement comment prendre en charge ces élèves issues de systèmes scolaires et de sociétés très différentes, il semblerait que le recours à ces plates-formes d'autoformation soit une bonne solution. Cela m'a en tout cas permis de voir que ces Polonaises ont un niveau supérieur à celui qu'on leur a attribué, pour la raison qu'elles ne maîtrisent pas l'anglais. Rappelons-nous que le système scolaire britannique est basé sur un classement sur le critère subjectif des aptitudes, des compétences et de l'intelligence. Cette fois, j'ai envie d'attribuer un bon point à l'école.
J'ai habillé Bo, la petite ourse
Un moment inoubliable. Ce matin, en consultant ma boîte électronique fournie par l'opérateur de télécommunications BT (British Telecom), je remarque une annonce pour le BT Learning Centre (www.btlearningcentre.com). Ni une ni deux, je me rends sur le site en question. Là, je découvre le dispositif de formation en ligne proposé par BT et qui s'adresse aux enfants, aux adultes et aux écoles. Des démos sont mises à disposition. Je craque pour les démos de cours destinés aux enfants, à partir de 3 ans. Et je commence par habiller Bo. La pauvre, elle se les caille dans la forêt.
Avec une petite musique entraînante et enchanteresse, je vois arrivée Bo au milieu de mon écran. Un papillon virevolte au dessus de sa tête. On me propose notamment d'habiller Bo pour sortir (pas en boîte, je suis déçue), et de l'aider à retrouver une chaussette manquante (pas drôle, elle aime porter des chaussettes par paire). Je commence par habiller Bo pour sortir sous la pluie : elle n'est pas très satisfaite quand je lui mets un maillot de bain par dessus son ciré jaune. Elle n'aime pas non plus mes sandales. Et quand j'essaie de lui mettre une chaussette bleue alors qu'elle porte une chaussette jaune, elle remets la chaussette bleue au placard. Elle est bien compliquée cette petite.
Alors, je passe dans la classe supérieure. Je divise une pastèque en deux parts égales, un morceau de fromage en trois parts égales, je réponds à un questionnaire portant sur les aliments, j'apprends les saisons en espagnol (un sympathique prisonnier récite une à une les saisons : quelle image de l'Espagne !).
Résultat, je me suis bien amusée. Et je constate que les prix affichés par BT pour accéder à ces formations délivrées chaque semaine quand on s'inscrit dans un programme sont modiques (à partir de 3 livres sterling, 4,50 euros par mois). Au cours de cette visite je réalise que le e-learning est un service que cherchent à proposer de nombreuses sociétés. En tant qu'opérateur de télécommunications, BT dispose d'une clientèle potentielle conséquente. Le concurrence est réelle sur ce marché, la difficulté est de se faire connaître et d'attirer de nouveaux clients, peu importe leur âge. Tiens, je vais vérifier l'offre de cours sur la plate-forme de e-learning d'Orange !
20 janvier 2007
Le e-learning à fond la fac !
Surfant sur les sites des universités d'Irlande du Nord, je constate qu'elles disposent toutes d'un service de formation en ligne. L'Université d'Ulster de Belfast appelle même son campus virtuel : campus one. De ces sites et de ce qu'ils permettent de voir des plates-formes sur lesquelles travaillent les e-étudiants, on peut tirer plusieurs bonnes choses. D'abord, ces campus virtuels proposent tous des tuteurs pour qui l'Université d'Ulster propose même une formation en ligne ! Ensuite, le laisser aller n'est pas permis sur tous ces e-campus. Pour certaines formations, les étudiants ont des exercices à compléter en ligne et à soumettre en temps et en heure !
Pour voir si le e-learning pouvait me convenir, je me suis prêtée à un quizz. Je ne vous dévoile pas le résultat de ce quizz, mais je constate que ces questions est les réponses qu'il faut y apporter sont plutôt transparentes ! Dans le genre : "êtes-vous capable de gérer votre temps ?" ; "des motivations personnelles guident-elles votre volonté de vous inscrire dans ce campus virtuel?" ; "feriez-vous appel à un tuteur en cas de problème?"... Toujours est-il que les universités irlandaises ont apparemment un train d'avance sur les universités françaises, surtout en ce qui concerne le rôle des tuteurs.
Le e-learning et les jeunes
Cette semaine, je discutais formation avec une collègue de travail. S., 17 ans, a quitté l'école où elle s'ennuyait ferme pour gagner des sous (ce qui permet de se payer le permis de conduire, de sortir, de s'acheter des fringues et du maquillage, ce qui est assez vital comme chacun sait). S. travaille donc dans un coffee-shop très sympa depuis près d'un an, non stop. Elle ne parle pas moins régulièrement de sa soeur qui est à la fac, de ses amies qui passent leur bac, et des boulots qu'elle pourrait faire, sans diplômes, ce qui n'est pas rare en terre anglosaxonne.
Notre amie parle aussi de cours du soir qu'elle pourrait prendre, en septembre prochain. Il existe pour cela un centre de formation privé, aux offres diverses, parfois diplômantes mais coûteuses. Mais notre S., un peu fainéante sur les bords, n'a pas le courage de ce rendre au dit centre de formation pour piquer un programme. Je lui suggère donc de regarder le site internet du centre de e-learning de sa ville. Là, je découvre qu'elle ne connaît pas le e-learning centre, qu'elle ne sait pas ce qu'est le e-learning (faut que je puisse faire ça le soir, me dit-elle).
Alors, manque de pub ? Difficultés à atteindre un public potentiel ? Désintérêt de ce public potentiel, le grand public, pour la formation ? Je n'ai pas la possibilité de répondre à cette question. Tout juste puis-je dire que le e-learning mériterait de se faire plus connaître, en particulier auprès des jeunes en Irlande du Nord, qui pourrait tirer avantage de sa souplesse (pour peu qu'on soit motivé et discipliné aussi) pour rattraper un niveau de connaissance abandonné pour gagner en indépendance.
17 janvier 2007
Peut-on tout apprendre à distance ?
C'est la question que je me pose, en réalisant que tout e-apprenant peut, en Irlande du Nord, suivre une formation de coiffure, de médecin, de vétérinaire, de designer ou apprendre une langue étrangère, via une plate-forme de e-formation dernière génération. Vraiment, peut-on regarder un manga en version originale après quelques heures passées sur le web ? Pourrais-je faire une permanente à ma soeur pour sa soirée années 80 ? Non, c'est juste pour être sûre. Parce qu'elle y tient à sa permanente.
Trève de plaisanterie. Tentons de donner des pistes de réponses à la question sur laquelle porte le présent article. Prenons pour cela un exemple. Je m'intéresse à la langue arabe et j'aimerais en faire ma quatrième langue étrangère. J'ai eu l'occasion de prendre quelques cours d'arabe, en petit nombre d'apprenants, ce qui favorise les échanges, indispensables quand on cherche à apprendre une langue. Quittant la région où je prenais ces cours, j'ai dû me résoudre à acquérir une méthode comprenant un livre de cours et d'exercices et deux K7. Après quelques mois et beaucoup de peine, laissez-moi vous dire que je rangeais la dite méthode dans mon placard. Je pense alors acheter une méthode plus 'contemporaine', version CD-Rom. Avec un gars ou une fille qui me parlerait sur mon écran d'ordinateur. Et puis je me demande si ce formateur virtuel pourra vraiment corriger ma prononciation, répondre à mes questions, engager une conversation en arabe avec moi, me suggérer des lectures, me donner des conseils pour améliorer ma calligraphie. Le doute me saisit et je commence à regretter mon prof d'arabe, le vrai, le vivant, qui m'a si efficacement appris à déchiffrer l'arabe que j'en suis encore capable aujourd'hui. Tandis que je serais incapable de citer un seul mot de vocabulaire 'découvert' dans ma méthode K7. (Photo : Dans les rues de Londres)
Alors, peut-on vraiment tout apprendre à distance ? Je ne le crois pas. Les langues vivantes, les métiers nécessitant la maîtrise d'une certaine technique et l'usage de ses mains associé aux idées de l'esprit, tout ceci ne s'apprend pas réellement pour moi à distance, sur une plate-forme de e-learning. On pourrait me répondre que certaines formations peuvent s'accompagner de stages, mais l'apprentissage d'une langue étrangère échappe à cette éventualité. What do you think about that ? Richtig oder falsch ?
FENC : boîte à outils pour le e-learning
En surfant sur le site du Belfast Institute for Further and Higher Education, je suis tombée, dans la rubrique E-Learning, sur FENC. Derrière ce sigle se cache une organisation proposant des outils et du matériel électronique à destination de toute personne ou organisation proposant un service de e-learning. FENC, avec plus de quinze ans d'expérience, se présente comme une organisation souple, dont les clients peuvent modifier les matériaux et apporter leurs suggestions.
Les clients de cette organisation dont les services ne sont pas gratuits (400 livres de souscription) sont des collèges et lycées, des universités, des organismes de formation.
Les outils proposés par FENC portent sur les sujets suivants : l'ingénieurie, les métiers de l'hotellerie et de la restauration, les langues, culture générale... Les exemples de matériels étant limités sur le site de FENC (www.fenc.org.uk), je ne peux pas juger leur qualité et leur pertinence. Il semblerait qu'il s'agit de cours et d'exercices, dont la présentation et certains contenus peuvent être modifiés par les usagers (professeurs, institutions), avant qu'ils ne les soumettent à leurs apprenants. Il est en tout cas intéressant de découvrir que des organisations se spécialisent dans les supports de e-learning, apportant des outils apparemment souples.
Quant au Belfast Institute for Further and Higher Education (www.belfastinstitute.ac.uk), il propose divers cours en ligne : du business à la coiffure, en passant par la médecine et l'Union européenne. Parmi ses objectifs, le Belfast Institute vise notamment à donner accès à l'éducation et à des diplômes aux personnes handicapées. Le e-learning apparaît effectivement comme un outil bien utile dans cet objectif. La présence de tuteurs est un coup de pouce pour ces personnes qui peuvent ne pas être satisfaites par une forme plus classique d'apprentissage à distance, avec pour seul support des paquets de cours papier. L'existence de forums et d'autres moyens d'entrer en communication avec étudiants et enseignants est aussi sans doute motivante. Un bel exemple d'université ouverte à tous, sous réserve d'un porte-monnaie fourni et d'un équipement informatique conséquent. 
12 janvier 2007
Le web sémantique, une petite (r)évolution
Ce n'est pas un secret, l'Internet est tout sauf statique. Ses usagers, ce qu'ils y apportent, la façon dont ils s'y expriment, tout est en perpétuel mouvement sur la Toile. Et la Toile est elle-même vouée à changer dans un futur que l'on dit proche. En effet, il n'y aurait qu'un pas avant que le web sémantique imaginé notamment par Tim Berners-Lee, père du world wide web, soit instigué. Le web sémantique, c'est quoi ? Ca fait mal ? Le web sémantique doit être capable de réaliser des tâches complexes pour faciliter le quotidien de ses utilisateurs. Internet intelligent, le web sémantique est capable de raisonnement et de déduction. Le web sémantique repose sur un système de métadonnées et sur une forme de référencement universelle, permettant à toute requête et information d’être traitées de la même manière et de donner les mêmes résultats partout dans le monde. Le web sémantique est voué à rendre le Web plus global qu’il ne l’est actuellement.
Imaginez un apprenant en e-learning. C'est la rentrée, il vient de recevoir l'intégralité de ses cours, disponibles sur une plate-forme dernier cri. Il a aussi un calendrier à respecter : ses profs lui demandent en effet de rendre des devoirs à certaines dates déjà fixées. Il a aussi une session d'examens, au mois de juin. Les dates exactes de ses examens lui seront communiquées plus tard, lui dit-on sur la plate-forme. Notre étudiant suit sa formation à distance et mène en parallèle la vie pressée d'un commercial dans un grand magasin parisien. Autant dire que son planning est charrette. Là, d'ailleurs, il n'a pas le temps de réfléchir à la façon dont il va s'organiser pour apprendre ses cours, faire ses devoirs, clavarder avec ses profs et le tuteur qui exige un rendez-vous hebdomadaire avec ses étudiants. Son agenda professionnel figure sur son ordinateur. Il fait donc traiter par sa bécane toutes les données à prendre en compte pour organiser son travail pour la fac : rendez-vous professionnel, nombre d'heures représenté par chaque cours comme indiqué par la fac, dates de rendu de ses devoirs, rendez-vous privés, son cours de yoga, la distance à parcourir entre son domicile et son bureau... Il a devant lui un planning, et il sait qu'il devra s'y tenir. Son ordinateur sera là pour lui rappeler qu'il est l'heure de lire son cours de mécanique cantique et pas possible à ce moment-là d'allumer la télé ou de faire une partie de fighting simulator. En interaction avec son environnement global, son ordinateur équipé du web sémantique empêchera ses opérations néfastes pour sa réussite universitaire.
Va-t-il finir par envoyer sa bécane sur les roses ? Pas si sûr, quand il réalisera à quel point la bestiole en question peut être efficace dans ses recherches ou pour constituer une bibliographie du tonnerre, avec en prime les bibliothèques où il pourra se procurer ses livres.
Le web sémantique, une (r)évolution ? Il paraît que c'est pour demain...
04 janvier 2007
Où en est la révolution Internet en Irlande du Nord ?
La lecture d'un supplément du journal The Observer, consacré à la révolution de l'Internet, m'a permis de découvrir des choses très intéressantes. D'après un des articles du supplément, les dix régions dans lesquelles l'Internet est le plus développé seraient concentrées, en ce qui concerne le Royaume-Uni, à Londres et dans ses environs. Les régions où l'Internet serait le moins développé sont rurales et situées en Écosse, dans le Wales et... en Irlande du Nord ! L'auteur des colonnes dont sont tirées ces données fait le parallèle entre cette observation et le fait suivant, révélé par Social Watch (coalition de 400 ONG installées dans 60 pays) : "dans la plupart des pays développés, on trouve 536 ordinateurs pour 1000 personnes, mais dans les pays les plus pauvres, il n'y en a que 25 pour 1000, ce qui signifie que le parc informatique dans les pays développés est 20 fois plus important." L'Irlande du Nord appartiendrait donc au Quart-Monde du Royaume-Uni, en matière de parc informatique.
Pourquoi ? L'Irlande du Nord est en plein boom économique, bénéficiant du développement fulgurant de sa voisine républicaine. Résidant en Irlande du Nord, je sais cette société au moins aussi moderne qu'est la société française. Pourquoi les Irlandais ne s'intéressent-ils pas à l'informatique ? La télévision accaparerait-elle tout leur temps ? (Un peu oui, docteur).
Bien sûr, la fièvre monétaire pousse les industriels liés à Internet à généraliser l'accès à l'ordinateur et à Internet. Mon idée n'est pas de dire : "eh, oh, les Irlandais, réveillez-vous et courrez acheter un ordi et un accès à Internet !" (cette dernière opération nécessitant plus d'un mois de patience selon mon expérience). Apparemment, ce n'est pas le manque de moyens qui empêcherait les Irlandais du Nord d'acquérir une bécane. Le problème se situerait ailleurs. Des experts de l'Internet (sic!) ont remarqué que certaines personnes ne voient pas d'intérêt à surfer sur le web. Mais les choses semblent changer : Tony Blair faisait il y a quatre ans la promotion de l'Internet comme outil éducatif, aujourd'hui, la plupart des écoles seraient équipées de "la fenêtre virtuelle sur le monde". Or, ces enfants élevés à l'Internet seront les consommateurs de demain. Ce qui devrait rassurer les industriels.
L'école semble le lieu sur lequel reposent la généralisation de l'usage de l'Internet au Royaume-Uni et le développement de l'accès aux ordinateurs personnels. Différentes organisations conseillent le gouvernement britannique pour le développement des TIC en milieu éducatif.
Ces organisations estiment que les résultats scolaires sont meilleurs depuis que les élèves utilisent Internet en classe et les enseignants jugeraient l'attention de leurs élèves meilleure grâce à Internet. Quel parent regretterait ça ?
En attendant qu'Internet soit dans tous les foyers nord-irlandais, nous nous pencherons dans un prochain article sur les outils mis à disposition de ces chères têtes blondes et sur les organisations faisant la promotion des TIC dans le milieu éducatif outre-Manche.
Légende photo : Bientôt, autant de connections Internet que de caméra CCTV ?
